Hydrolat d’arnica
Arnica montana
Physique — Anti-inflammatoire, antidouleur

Botanique et origine
Noms courants
Arnica, Arnica des montagnes, Plantain des Alpes, Herbe aux chutes, Tabac des montagnes, Quinquina du pauvre, Bétoine des Vosges
Nom anglais
Arnica
Classification botanique
Règne : Plantae
Division : Magnoliophyta
Classe : Magnoliopsida
Ordre : Asterales
Famille : Asteraceae
Genre : Arnica
Habitat et description
L'Arnica est une plante vivace de 20 à 40 cm originaire des régions montagneuses d'Europe. Elle pousse sur des sols acides et pauvres. La plante, vert pâle, est couverte de poils glanduleux très odorants. Elle possède des feuilles basilaires sessiles, ovales et à nervures longitudinales saillantes en-dessous.
L'ensemble des rosettes forme souvent des plaques compactes. Sa hampe florale de 20 à 40 cm possède deux petites feuilles caulinaires opposées. Elle est ainsi facilement identifiable grâce aux caractéristiques liées à ses feuilles. Ses fleurs, réunies en capitules jaune-orangé de 6-8 cm sont le plus souvent solitaires et dégagent une forte odeur aromatique caractéristique, elles sont visibles entre mai et août selon leur localisation. Le fruit est un akène.
Origines courantes
France (régions montagneuses)
Histoire et usages traditionnels
Son étymologie est mal connue. Elle proviendrait peut-être du grec ancien "ptarmique" qui signifie "plante dont les fleurs font éternuer". Ses propriétés sternutatoires ont d'ailleurs été recommandées par Jean-Michel Fehren 1678 comme poudre à priser et à éternuer pour purger le nez. Ses surnoms "Tabac des Vosges" et "Tabac des Alpes" proviendraient de cet ancien usage de ses feuilles. Montana fait référence à son lieu privilégié de répartition. Parfois appelée "Plantain des Alpes" à cause de la forme longitudinale de ses feuilles et de leurs nerveures longitudinales saillantes, elle est aussi quelquefois nommée "herbe aux chutes" du fait de ses propriétés anti-ecchymotiques bien connues. Elle était connue depuis l'Antiquité par les Grecs et fut décrite au Moyen-Age par Hildegarde de Bingen avec ses vertus contre les bleus mais avec un manque de précision, ce n'est qu'au XIV et XVème siècle que l'on retrouve le plus d'informations sur cette plante. Elle fait partie des plantes qui ont influencé Samuel Hahnemann et c'est la souche homéopathique la plus connue aujourd'hui. C'est une plante de plus en plus rare, notamment à cause du développement de l'agriculture intensive.
Extrait et composition
Partie utilisée
Fleurs
Méthode d’obtention
Distillation par entraînement à la vapeur d'eau
Propriétés organoleptiques
Aspect : liquide limpide
Notes olfactives et parfumerie
Odeur : aromatique, caractéristique de
l'Arnica
Saveur : aromatique, légèrement
amère
Propriétés et usages
Propriétés en aromathérapie scientifique
Anti-inflammatoire, antidouleur
Anti-ecchymoses, fluidifiante du sang
Cicatrisant, anti-oxydant
Indications traditionnelles
Douleurs et inflammations diverses : douleurs musculaires, articulaires, mal de gorge
Phlébite superficielle, trouble de la circulation sanguine
Oedèmes, ecchymoses, contusions, chocs
Voies de prédilection
Voie orale : +++
Voie cutanée : +++
Exemples d’utilisation
Cet hydrolat peut s'utiliser en vaporisation sur la peau en cas de contusion ou de douleur musculaire ou articulaire
En cas d'angine, il peut être vaporisé au fond de la gorge ou utilisé en gargarisme dilué dans de l'eau
En cas de troubles de la circulation ou d'ecchymoses, ou encore de douleurs musculaires, cet hydrolat peut être utilisé en cure de 20 jours, à raison d'une cuillère à soupe dans 1 L d'eau à boire chaque jour
Cosmétique
Anti-ecchymose
Bleus, coups, bosses
Cuisine
Pas d'utilisation connue
Intérieur
Pas d'utilisation connue
Précautions et contre-indications
Par précaution, déconseillée chez les personnes utilisant des anti-coagulants
À retenir et références
À retenir
Bon anti-ecchymotique, l'hydrolat d'Arnica est utile en cas de bleus, coups et bosses. Il soulage également diverses douleurs, comme les douleurs musculaires et articulaires, les maux de gorge et améliore la circulation sanguine.
Bibliographie et références
L'hydrolathérapie – Lydia Bosson

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