Myrtillier
Vaccinium myrtillus L.
Physique — Anti-oxydant puissant

W.carter · CC0
Botanique et origine
Noms courants
Myrtillier, Airelle, Brimbelle, Raisin des bois, Gueule noire
Nom anglais
Bilberry, Blueberry, Blackberry, Wild berry, Forest berry
Classification botanique
Règne : Plantae
Division : Magnoliophyta
Classe : Magnoliopsida
Ordre : Ericales
Famille : Ericaceae
Genre : Vaccinium
Habitat et description
Il s'agit d'un sous-arbrisseau à rameaux anguleux et ailés mesurant jusqu'à 50 cm de haut. Ses feuilles caduques vert clair sont ovales, luisantes, alternes et finement dentées. Les fleurs en grelot à corolle blanc rosé sont solitaires ou groupées par 2. Les fruits sont des baies bleuâtres recouvertes d'une pruine à maturité.
Il pousse sur des sols acides ou siliceux, il est commun dans les sous-bois et régions montagneuses entre 400 et 2500 m, dans les landes et les tourbières.
Origines courantes
France, Eurasie, Amérique du Nord
Période de cueillette
Les fruits sont récoltés à maturité pendant l'été. Les feuilles sont également récoltées en été par battage des rameaux.
Histoire et usages traditionnels
Dans un sous-bois, vous me trouverez ; petite baie bleue foncée, vous me reconnaîtrez ; à la main ou à l'aide d'un peigne vous me ramasserez ; nature ou cuisinée, vous me dégusterez… Qui suis-je ? Outre ses vertus culinaires, Dame Myrtille a aussi des vertus sur le plan médicinal. Les oiseaux nocturnes s'en délectent pour améliorer leur vision, et les humains aussi. Elle est aussi réputée pour son tropisme intestinal, diminuant la fermentation et la putréfaction et calmant ulcérations buccales et gastriques, vomissements et diarrhées infectieuses ; elle a en outre une action vermifuge.
Extrait et composition
Partie utilisée
Fruits, feuilles
Constituants biochimiques
Fruits :
– Tanins hydrolysables et condensés
– Anthocyanosides
– Flavonoïdes
– Acides phénols
– Acides organiques
– Pectines
– Vitamines A, B, C, P
Feuilles :
– Tanins hydrolysables et condensés
– Flavonoïdes : hétéroside du quercétol
– Acides phénols
– Phénols simples : arbutoside (traces)
– Alcaloïdes quinolizidiniques (myrticine, épimyrtine)
– Minéraux : chrome, manganèse
Propriétés organoleptiques
Odeur : faible
Saveur : douce, légèrement acidulée et sucrée (fruits)
Propriétés et usages
Propriétés en aromathérapie scientifique
Fruit :
– Anti-oxydant puissant
– Protecteur veineux
– Améliore la micro-vascularisation, notamment des micro-vaisseaux de la rétine avec amélioration de la vision nocturne
– Anti-diarrhéique
– Angioprotecteur
– Anti-oedémateux
– Protecteur de la muqueuse gastrique
– Antibactérien et antiseptique intestinal, urinaire, respiratoire
Feuille :
– Astringente
– Anti-diarrhéique
– Veinotonique
– Hypoglycémiante
Indications traditionnelles
- Fragilité capillaire
- Insuffisance veineuse et lymphatique
- Troubles de la vision et micro-circulation oculaire
- Hémorroïdes
- Diarrhées infectieuses, colites
- Infections à colibacilles
- Artériosclérose
- Diabète et complications vasculaires (adjuvant)
Exemples d’utilisation
Baies :
– En décoction : 10 g de baies séchées dans 1 L d'eau, faire bouillir pendant 10 min ; boire dans la journée.
– En gélules de poudre totale (4 g par jour) de baies séchées ou d'extraits standardisés en anthocyanosides.
– En teinture-mère ou alcoolature.
Feuilles :
– En infusion : 1 à 2 cuillères à soupe de feuilles séchées dans 1 L d'eau, infuser 10 min ; boire dans la journée.
– En teinture-mère.
Précautions et contre-indications
- Aucune connue pour les baies.
- Les feuilles contiennent des hydroquinones qui peuvent à dose très forte et prolongée provoquer une intoxication.
À retenir et références
À retenir
La myrtille est intéressante pour son action anti-oxydante, protectrice des vaisseaux, notamment au niveau oculaire, améliorant ainsi la vision nocturne. Elle a aussi un tropisme sur la sphère intestinale, améliorant son bon fonctionnement et l'assainissant face aux indésirables ; mais aussi au niveau urinaire et respiratoire. Elle est anti-diarrhéique.
En savoir plus
La composition de la myrtille est proche de celle de la canneberge. Elles partagent des propriétés similaires sur les infections du tractus urinaire.
Bibliographie et références
- Traité pratique de phytothérapie–Dr. Jean-Michel Morel–Editions Grancher
- Se soigner par les plantes–Dr Gilles Corjon–Editions Jean-Paul Gisserot
- De la lumière à la guérison, la phytothérapie entre science et tradition–P. Depoërs, F. Ledoux, P. Meurin–Editions Amyris
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