Huile essentielle d’acore vrai
Acorus calamus
Physique — Antispasmodique
Subtile — Transforme l'intellect en intelligence

Botanique et origine
Noms courants
Acore vrai, Acore odorant, Roseau odorant, Canne aromatique, Jonc odorant
Nom anglais
Sweet cane, sweet flag
Classification botanique
Règne : Plantae
Division : Magnoliophyta
Classe : Liliopsida
Ordre : Arales
Famille : Acoraceae
Genre : Acorus
Habitat et description
L'acore vrai est une plante vivace aquatique d'environ 1 m de hauteur. Son rhizome, épais et rampant et immergé dans la boue, possède des nœuds à partir desquels naissent de nombreuses racines. Ses racines sont adventices et de couleur blanchâtre à l'intérieur. Aromatiques et possédant de nombreuses vertus, elles sont très appréciées en phytothérapie.
La tige est dressée et s'élève au-dessus des feuilles. Sur le côté, au niveau central de la tige, des spadices jaunes brunâtres serrés les unes contres les autres sous forme d'épis de 5 à 10 cm de long apparaissent.
Ses feuilles en forme d'épée sont composées des nervures parallèles et sont engainantes et linéaires.
Les fruits de l'acore se présentent sous forme d'akènes. La floraison se situe entre mai et août et la récolte rhizome a lieu à la fin de l'été.
Origines courantes
Asie
Histoire et usages traditionnels
L'acore vrai fut très tôt utilisé en Inde, il représente l'une des plantes médicinales les plus anciennes. Des textes très anciens issus de l'Ayurvéda le mentionnait déjà. Les Tartares l'utilisaient également pour purifier leur breuvage.
Elle était mentionnée dans la première pharmacopée chinoise au tout début de notre ère sous le nom de « changpu », ayant notamment les vertus d'ouvrir le cœur et d'alléger le corps.
Durant l'Antiquité, en Grèce, l'acore était nommé « Kalamos aromaticos ». Cette plante était utilisée dans la préparation d'huile d'onction sainte et pour parfumer les encens. Dioscoride (médecin, pharmacologue et botaniste grec du 1er siècle), Théophraste (philosophe, botaniste et naturaliste du IIIème siècle avant JC), Pline (écrivain et naturaliste romain du 1er siècle)et Galien (médecin grec du IIème siècle) lui conférèrent les mêmes vertus, la décrivant comme un anti-inflammatoire puissant de la sphère digestive surtout d'un point de vue stomachique.
Les amérindiens avaient pour coutume de chiquer les rhizomes de l'acore pour bénéficier de leur vertus stimulantes. Des hallucinations visuelles pouvaient aussi se présenter à haute dose.
L'acore a été aussi employé depuis fort longtemps, et encore aujourd'hui, dans les contrées africaines pour soigner les plantes et protéger les récoltes de manioc des insectes.
Extrait et composition
Partie utilisée
Racines
Méthode d’obtention
Distillation par entraînement à la vapeur d'eau des racines.
Constituants biochimiques
Phénols
méthyl-éthers
: béta-asarone (+
de
75
%), alpha-asarone, cis et trans-isoeugénol
méthyléthers
Aldéhydes
:
asaronaldéhyde
Propriétés organoleptiques
Aspect : liquide mobile limpide et fluide
=
Couleur : jaune pâle à orange clair
Odeur : terreuse, lourde et suave
Densité à 20 °C
0,879 à 0,960
Point éclair
+80°C
Rotation optique à 20 °C
-7 à +2
Indice de réfraction à 20 °C
1.460 – 1.455
Notes olfactives et parfumerie
Note de fond boisée, terreuse, épicée
Propriétés et usages
Propriétés en aromathérapie scientifique
- Antispasmodique
- Relaxante
- Anti-inflammatoire (gastro-entéro-rénale)
- Stomachique
- Stimulante du système digestif
- Expectorante
Propriétés en aromathérapie subtile (énergétique, émotionnelle, chemin de vie)
- Transforme l'intellect en intelligence
- Améliore la capacité verbale suite à un accident cérébral
- Aide à comprendre et modifier nos attitudes destructrices
- Aide à reconnaître les conditionnements familiaux
- Permet de se rendre compte des blocages et programmations qui font obstacle à notre évolution personnelle
- Aide à comprendre les attitudes que nous prenons, tantôt celle de victime ou celle de bourreau
Indications traditionnelles
- Gastrite, inflammation des muqueuses stomacales et digestives
- Bronchite asthmatiforme
- Congestion rénale
- Cystite
- Hypotension artérielle
- Spasmes nerveux
- Douleurs articulaires
Voies de prédilection
Orale +++
Cutanée ++
Bain ++
Diffusion ++
Exemples d’utilisation
Vois externe
:
En gargarisme pour soigner les aphtes et les douleurs dentaires.
En application cutanée en dilution avec une huile végétale :
– sur le ventre pour les douleurs digestives ou stomacales, en synergie avec l'huile essentielle d'Ocimum basilicum (Basilic tropical).
– sur le plexus solaire en synergie avec l'huile essentielle de Citrus aurantium ssp. amara feuille (Petitgrain bigaradier) à visée antispasmodique et calmante.
– sur les zones articulaires douloureuses, en synergie avec Lavandula angustifolia (Lavande vraie) et Anethum graveolens (Aneth herbe) dans de l'huile végétale de Millepertuis et d'Arnica à visée anti-inflammatoire.
En olfaction sur un mouchoir à visée relaxante.
Cosmétique
Utilisation en cosmétique et parfumerie industrielle sous forme de désodorisant pour des savons ou des produits d'entretiens aux notes boisées.
Cuisine
Pas d'utilisation connue.
Intérieur
Pas d'utilisation connue.
Précautions et contre-indications
- Précautions générales
- Contient des éléments neurotoxiques et abortifs en faible quantité. Il convient d'éviter l'utilisation sur une longue période, à éviter également chez les femmes enceintes et les enfants.
À retenir et références
À retenir
L'huile essentielle d'acore est à la fois un excellent stomachique, apéritif et tonique, stimulant de la sphère digestive, favorisant aussi la diminution des troubles articulaires grâce à des propriétés anti-inflammatoires majeures.
Ses vertus relaxantes agissent sur les troubles spasmodiques nerveux et les vertiges. Elle s'emploiera également pour traiter l'hypotension, les infections urinaires et pour décongestionner le système rénal en cas, notamment, d'intoxication.
Il convient de l'employer cependant à faible dose sur une courte durée. Elle est contre-indiquée chez les sujets sensibles.
En savoir plus
L'acore est cultivée dans les régions marécageuses et le long des cours d'eau, seuls les rhizomes sont utilisés en phytothérapie et en aromathérapie.
L'acore appartient aux plantes qualifiées de toniques amers. L‘aspect tonique servant à stimuler, dans le cas de l'acore, la sphère digestive, et l'amer à détoxifier l'organisme.
Ses vertus sont très diverses. En effet, l'acore peut aussi bien être utilisée comme bactéricide ou insecticide, faisant barrage à certains insectes tels que les punaises, mais aussi pour aromatiser des liqueurs et des bières, ou encore en parfumerie.
Bibliographie et références
Huiles essentielles – 2000 ans de découvertes aromathérapeutiques pour une médecine d'avenir–Dr Jean Valnet–Editions Livre de poche<br/>L'aromathérapie exactement–P. Franchomme, R. Jollois, D. Pénoël<br/><br/>

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