Chrysanthellum
Chrysanthellum indicum ssp afro-americanum
Physique — Hépato-protecteur

Botanique et origine
Noms courants
Chrysanthellum, camomille d'or, herbe aux fleurs d'or
Nom anglais
Golden chamomile
Classification botanique
Règne : Plantae
Division : Magnoliophyta
Classe : Magnoliopsida
Ordre : Asterales
Famille : Asteraceae
Genre : Chrysanthellum
Habitat et description
Cette plante herbacée annuelle de 15-20 cm ressemble à sa cousine la camomille. Ses tiges sont grêles et ses feuilles alternes sont découpées, bi- ou tri-pennatiséquées. Ses fleurs jaune d'or à jaune orangé forment un capitule de fleurons en tubules ou languettes. Les fruits sont des akènes. Elle affectionne les bords de chemin et terrains en friche.
Origines courantes
Amérique du sud (Bolivie, Pérou), puis introduit en Afrique
Période de cueillette
On la récolte au moment de la floraison.
Histoire et usages traditionnels
Chrysanthellum vient du grec "chrysos" qui signifie "or" et "anthos", "fleur".
Les indiens des Andes l'utilisaient dans le traitement des troubles gastro-duodénaux, les fièvres et les migraines. En Afrique, elle est connue comme cicatrisante et pour traiter les entérocolites, les calculs rénaux (Cameroun, Burkina Faso), les hépatites (Nigeria), les jaunisses (Congo), elle est appelée "feuille pour le coeur" au Ghana.
Il a été introduit récemment dans la pharmacopée européenne, d'où l'absence de nom vernaculaire. C'est le docteur Couderc qui démontra son intérêt sur les lithiases biliaires et salivaires ainsi que dans la colibacillose chronique et les hépatites infectieuses. C'est la plante des excès de table et d'abus d'alcool, qu'il éliminerait 5 fois plus vite.
Extrait et composition
Partie utilisée
Plante entière
Constituants biochimiques
- Riche en flavonoïdes rares : maritimétine, maréine, mais aussi dérivés d'aurone, de chalcone et de flavonone
- Saponosides triterpéniques : chrysanthelline A, chrysanthelline B
- Tanins
- Alcaloïdes
Propriétés organoleptiques
Odeur : faible
Saveur : douceâtre puis amère
Propriétés et usages
Propriétés en aromathérapie scientifique
- Hépato-protecteur
- Anti-lithiasique biliaire, salivaire, rénal
- Cholérétique
- Hypo-lipémiant : hypo-cholestérolémiant, hypo-triglycéridémiant
- Protecteur pancréatique
- Anti-inflammatoire, anti-oedémateux
- Améliore la microcirculation
- Angioprotecteur
- Antioxydant
Indications traditionnelles
- Lithiase biliaire
- Pathologies hépatiques : ictère, cirrhose, chimiothérapie, éthylisme (cure de désintoxication alcoolique)
- Lithiase urinaire
- Affections vasculaires artérielles et veineuses : artérite des membres inférieurs, maladie de Raynaud, lourdeur des membres inférieurs, varices, hémorroïdes
- Troubles oculaires d'origine vasculaire : rétinopathies
- Surcharge métabolique, hyper-triglycéridémie, hyper-cholestérolémie
- Lithiase salivaire
Exemples d’utilisation
- En infusion : 40 g de plante dans 1 L d'eau. Boire 2 à 3 tasses par jour.
- En extrait fluide : 40 gouttes 2 à 3 fois par jour dans un peu d'eau.
- En gélules d'extrait sec
Précautions et contre-indications
- Aucune connue dans les conditions normales d'utilisation.
- Dans de rares cas, des nausées ou des céphalées peuvent survenir dus à son effet cholérétique.
À retenir et références
À retenir
Sa composition originale, avec sa richesse en flavonoïdes et saponosides, lui confère des vertus sur les systèmes hépato-biliaires, métabolique, mais aussi circulatoire. Cette plante est indiquée dans tout type de lithiase (biliaire, salivaire, rénale) ainsi que dans les pathologies de la cellule hépatique, notamment en cas d'abus d'alcool ou de chimiothérapie. Elle est aussi intéressante en cas d'affections vasculaires des membres et oculaires et lorsque les taux de triglycérides et de cholestérol sont trop élevés.
En savoir plus
Cette plante a longtemps été confondue avec Chrysanthellum americanum et Chrysanthellum procumbens que l'on retrouve à Cuba, en Honduras et en Jamaïque.
De nombreuses études assez récentes ont démontré l'immense activité de cette plante. La désintoxication hépatique est notamment réalisée grâce à l'induction enzymatique du cytochrome P450. Ce qui lui confère ainsi une action dans toutes les atteintes de la cellule hépatique, que l'origine soit alimentaire, médicamenteuse, toxique (vaccins, solvants…).
Pour Tony Ceron, selon une approche spagyrique, "Le chrysanthellum americanum s'adresse au blessé, au meurtri qui accumule les coups et a de plus en plus de mal à les assimiler et à les comprendre."
Bibliographie et références
- De la lumière à la guérison – La phytothérapie entre science et tradition–P. Depoërs, F. Ledoux, P. Meurin–Editions Amyris
- Traité pratique de phytothérapie–Dr Jean-Michel Morel–Editions Grancher
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