Orthosiphon
Orthosiphon aristatus
Physique — Diurétique, facilite l'élimination des ions potassium en excès, du chlorure de sodium et de des dérivés azotés (urée, créatinine, acide urique)

Botanique et origine
Synonymes botaniques
Orthosiphon stamineus
Noms courants
Orthosiphon, thé de Java, barbiflore, moustache de chat
Nom anglais
Java tea
Classification botanique
Règne : Plantae
Division : Magnoliophyta
Classe : Magnoliopsida
Ordre : Lamiales
Famille : Lamiaceae
Genre : Orthosiphon
Habitat et description
Cet arbrisseau de 60 cm à 2 m de haut affectionne le climat subtropical humide et pousse dans les lieux humides. Les tiges portent des feuilles irrégulièrement dentelées opposées, vert sombre sur la face supérieure et vert plus clair sur la face inférieure, avec un pétiole court. Les fleurs, de couleur blanc-violacé, sont disposées en verticilles distants au sommet de la tige, avec 4 longues étamines, deux fois plus longues que le tube de la corolle, qui rappellent les moustaches d'un chat. Le fruit est un tétrakène.
Origines courantes
Sud-est asiatique, Malaisie, cultivé en Indonésie, retrouvé aussi en Inde, Australie, Amérique du Sud
Période de cueillette
Les feuilles et sommités sont récoltées au printemps, avant la floraison, puis elles sont séchées.
Histoire et usages traditionnels
Son nom viendrait du grec "orthos" signifiant "droit", et "siphon" pour désigner le "tube" en référence à la forme de la corolle des fleurs.
Cette plante est mentionnée dans les pharmacopées traditionnelles du sud-est asiatique pour traiter diverses affections des voies urinaires (reins, vessie) grâce à son action diurétique. Les indigènes de Java préparent la plante à la manière du thé, en faisant sécher les feuilles et en les utilisant comme infusion. Son utilisation en Europe est beaucoup plus récente, elle daterait de la fin du XIXème siècle.
Extrait et composition
Partie utilisée
Feuilles et sommités fleuries
Constituants biochimiques
- Saponosides (hétérosides triterpéniques)
- Huile essentielle (0,02 à 0,06%)
- Sels de potassium (3%), autres substances minérales (12%)
- Acides organiques : acide ursolique, acide benzoïque
- Stérols : béta-sitostérol
- Flavonoïdes (0,5 à 0,7%) : sinensétine, eupatorine, lutéolol, …
- Tanins (5 à 6%)
- Acides-phénols : dérivés de l'acide caféique, dont l'acide rosmarinique
- Diterpènes (nombreux)
Propriétés organoleptiques
Odeur : Fleurs et feuilles légèrement aromatiques
Saveur : légèrement salée, amère et astringente
Propriétés et usages
Propriétés en aromathérapie scientifique
- Diurétique, facilite l'élimination des ions potassium en excès, du chlorure de sodium et de des dérivés azotés (urée, créatinine, acide urique)
- Aide au rétablissement des équilibres ioniques de l'organisme, lutte contre une minéralisation excessive
- Draineur hépato-biliaire
- Hypoglycémiant
- Hypocholestérolémiant
- Anti-inflammatoire
- Antibactérien
- Antioxydant
- Vasodilatateur
- Cholérétique et cholagogue
Indications traditionnelles
- Rétention d'eau (oedèmes, ascite)
- Acidification d'origine protéique, encrassement par les déchets chlorés et azotés
- Infections urinaires, inflammations chroniques et récidivantes rénales et vésicales, bactériuries asymptomatiques
- Lithiases urinaires, biliaires
- Goutte, rhumatismes métaboliques
- Hypertension
- Migraines hépatiques
- Obésité, cellulite, adjuvant des régimes amaigrissants
Exemples d’utilisation
- En infusion : 20 g/L, infuser 10 min, boire une tasse 3 fois par jour, en-dehors des repas
- En extrait fluide, EPS : mettre 15 ml d'EPS dans 1 L d'eau, boire dans la journée, 10 jours par mois
- En teinture-mère
- En poudre micronisée, en gélules de 100 mg : 2 gélules 3 fois par jour
Précautions et contre-indications
- Aucun effet indésirable connu.
- Ne pas utiliser chez les insuffisants rénaux ou cardiaques, en cas de colique néphrétique.
- Déconseillée chez les femmes enceintes, allaitantes et les enfants.
À retenir et références
À retenir
Cette plante a une action intéressante sur la fonction rénale. Diurétique et drainante, elle aide à décrasser les tissus suite à une acidification de l'organisme et aide à rétablir l'équilibre ionique. Elle est intéressante en cas de rétention d'eau, inflammations et infections rénales et urinaires, goutte, rhumatismes métaboliques.
En savoir plus
L'activité diurétique est principalement due aux saponosides triterpéniques, à l'inositol, à l'huile essentielle et aux sels de potassium.
Bibliographie et références
- Traité pratique de phytothérapie–Dr. Jean-Michel Morel–Editions Grancher
- De la lumière à la guérison, la phytothérapie entre science et tradition–P. Depoërs, F. Ledoux, P. Meurin–Editions Amyris

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