Radis noir
Raphanus sativus var. niger
Physique — Cholagogue et cholérétique

Botanique et origine
Noms courants
Radis noir, ravonet, petite rave, raifort des Parisiens, radis d'Espagne, radis d'hiver
Nom anglais
Black radish
Classification botanique
Règne : Plantae
Division : Magnoliophyta
Classe : Magnoliopsida
Ordre : Capparales
Famille : Brassicaceae
Genre : Raphanus
Habitat et description
C'est une plante herbacée annuelle ou bisannuelle aux feuilles alternes vertes, rudes au toucher. Sa racine pivotante est noire à l'extérieur et sa chair blanche, c'est le légume couramment appelé "radis noir" qui peut être long ou rond selon la variété. Les fleurs blanches à 4 pétales sont réunies en grappe. Les fruits sont des siliques renflées et spongieuses. Cette plante est cultivée communément dans les jardins.
Origines courantes
Originaire de Chine, aujourd'hui courant en Europe
Période de cueillette
La racine est prélevée à l'automne.
Histoire et usages traditionnels
Le nom "radis" vient du latin radix, qui désigne une racine. Il était utilisé en Egypte antique pour ses vertus apéritives. Ce peuple l'utilisait comme monnaie d'échange. Comme un écho des siècles plus tard en France, on retrouve une expression populaire "n'avoir plus un radis". Il serait apparu en France au XVIème siècle. Hippocrate le préconisait contre les oedèmes, Dioscoride pour exciter l'appétit, ranimer les estomacs fatigués et provoquer les règles. Il était aussi utilisé contre le scorbut et pour son pouvoir béchique. Nos ancêtres creusaient sa racine et la remplissaient de sucre candi pour obtenir un sirop destiné à guérir la toux. Hildegarde de Bingen le préconisait pour purger le cerveau et vider les viscères de leurs humeurs malignes. L'école de Salerne le recommandait pour "aider ceux qui ne peuvent pas pisser". Aujourd'hui consommé comme légume, cru le plus souvent ou cuit, il accompagne les plats d'hiver en facilitant la digestion des protéines.
Extrait et composition
Partie utilisée
Racine fraîche ou séchée (moins active que la plante fraîche)
Constituants biochimiques
- Hétérosides soufrés ou glucosinolates, dégradés en isothiocyanates (sinigroside, gluconapine, glucobrassicine…)
- Anthocyanosides
- Acides aminés
- Acides phénols : acide sinapique…
- Composés volatils : raphanol, raphanine
- Vitamines C, B
- Fibres
Propriétés organoleptiques
Odeur : plutôt faible fraîche, forte et piquante séchée
Saveur : frais, légèrement piquant à piquant (raphanol), âcre
Propriétés et usages
Propriétés en aromathérapie scientifique
- Cholagogue et cholérétique
- Stimule les contractions intestinales, laxatif
- Antibactérien (raphanine)
- Diurétique
- Expectorant
- Anti-scorbutique
- Hypo-tenseur
- Hypoglycémiant
- Anti-oxydant
- Tonifiant
Indications traditionnelles
- Insuffisance hépato-biliaire
- Ballonnement épigastrique
- Prévention des calculs biliaires
- Constipation
- Migraine hépatique
- Toux avec encombrements bronchiques
- Scorbut
Exemples d’utilisation
- En jus de racines fraîches (ampoules buvables) : 1 ampoule par jour à prendre avant le repas.
- En teinture-mère ou extrait fluide : 30 à 40 gouttes dans un peu d'eau avant les repas.
- En gélules d'extrait sec : 2 gélules le matin à jeun.
- En sirop : en cas d'infection grippale, toux grasse et bronchite.
Précautions et contre-indications
- Ne pas utiliser des doses trop importantes car cela peut entraîner une irritation de la muqueuse gastrique, des aigreurs d'estomac, des diarrhées.
- Ne pas utiliser en cas de calculs biliaires déjà présents, risque d'obstruction des voies biliaires.
À retenir et références
À retenir
Le radis noir est réputé pour son action sur le foie et la vésicule biliaire, il agit également sur le péristaltisme intestinal. Stimulant la digestion et l'élimination, il est ainsi considéré comme un des grands remèdes de drainage des émonctoires. A utiliser avec prudence en cas de lithiase biliaire.
En savoir plus
- Comme d'autres plantes de la famille des brassicacées (choux, navets…), le radis noir est riche en glucosinolates et isothiocyanates, des composés soufrés capables d'inhiber "in vitro" la croissance des cellules cancéreuses.
- Sa teneur en soufre lui permet de favoriser la bonne gestion du métabolisme des protéines et accélère tous les phénomènes vitaux de l'organisme. Il convient ainsi particulièrement aux sujets poly-intoxiqués et encrassés par une mauvaise hygiène alimentaire ou suite à un traitement chimiothérapique.
Bibliographie et références
- Se soigner par les plantes–Dr Gilles Corjon–Editions Jean-Paul Gisserot
- De la lumière à la guérison, la phytothérapie entre science et traditionndashP. Depoërs, F. Ledoux, P. MeurinndashEditions Amyris<br/><br/>

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