Vergerette du Canada
Erigeron canadensis
Physique — Diurétique, uricolytique (stimule l'évacuation de l'acide urique)

Botanique et origine
Synonymes botaniques
Conyza canadensis
Noms courants
Vergerette du Canada, Vergerolle du Canada, Érigéron du Canada, Conyse du Canada, fausse Camomille
Nom anglais
Horseweed, Canadian horseweed, Canadian fleabane
Classification botanique
Règne : Plantae
Division : Magnoliophyta
Classe : Magnoliopsida
Ordre : Asterales
Famille : Asteraceae
Genre : Erigeron (Conyza)
Habitat et description
Il s'agit d'une plante herbacée annuelle qui mesure de 10 cm à 1 m de haut. Sa tige unique est couverte de poils rudes et les feuilles, poilues également, sont étroites, alternes, sessiles, dentelées, elles deviennent de plus en plus effilées, presque linéaires et glabres, quasiment desséchées au moment de sa floraison. Les fleurs sont jaunes et tubulées au centre et blanc-jaunâtre et ligulées en périphérie, elles sont regroupées en panicules de très nombreux capitules. Le fruit est un akène (1 à 2 mm de long) surmonté d'une aigrette.
Elle affectionne les sols pauvres, terrains vagues et les friches, les bords de chemins, les champs, vergers ; elle aime les endroits chauds et secs.
Origines courantes
Amérique du Nord et centrale, naturalisée en Europe
Période de cueillette
Les parties aériennes fleuries sont récoltées au début de l'automne.
Histoire et usages traditionnels
"Erigeron" vient du grec "er" qui signifie printemps et "geron" qui veut dire vieillard (que l'on retrouve dans "gérontologie"), allusion faite aux poils blancs qui apparaissent lorsque la fleur est fanée. Le nom de « vergerette » est lié au fait que cette plante servait autrefois de verge (fouet) pour punir les enfants.
Originaire d'Amérique du Nord, elle est arrivée en Europe au XVIIème siècle, elle servait à l'époque à emballer les peaux de castor.
La plante froissée dégage une odeur particulière à qui l'on attribuait d'éloigner les sorcières.
Elle est souvent considérée comme une mauvaise herbe envahissante.
Extrait et composition
Partie utilisée
Sommités fleuries
Constituants biochimiques
- Tanins galliques
- Polyines
- Huile essentielle
- Lactones sesquiterpéniques
- Triterpènes et stéroïdes
- Flavonoïdes : scutellaroside, quercitroside, rutine, apigénine
- Résine
- Minéraux : calcium, potassium, phosphore, …
Propriétés organoleptiques
Odeur : faible, légère odeur citronnée, de térébenthine et cumin selon certains
Saveur : épicée, légèrement amère, rappelant la menthe, sensation râpeuse au début
Propriétés et usages
Propriétés en aromathérapie scientifique
Voie interne :
– Diurétique, uricolytique (stimule l'évacuation de l'acide urique)
– Anti-inflammatoire articulaire
– Astringente
– Anti-diarrhéique
– Antibactérienne
– Antifongique
– Hémostatique
– Anti-cellulitique
Voie externe :
– Anti-pigmentaire
Indications traditionnelles
Voie interne :
– Goutte
– Rétention d'eau
– Cystite, infections et inflammations urinaires, lithiase rénale, albuminurie
– Diarrhée
– Douleurs inflammatoires articulaires, rhumatismes chroniques (pour favoriser l'élimination en cas de surcharge toxinique) et inflammatoires, notamment accompagnés d'asthénie, voire de dépression, de frilosité, tendinites
– Saignements (nez, système digestif et notamment les maladies chroniques intestinales (rectocolite hémorragique, maladie de Crohn), métrorragies)
Voie externe :
– Taches brunes
Exemples d’utilisation
– En infusion : 30 à 40 g de plante séchée pour 1 L d'eau froide, faire bouillir puis laisser infuser 10 min, boire 2 à 3 tasses par jour.
– En teinture-mère ou extrait fluide : 30 à 40 gouttes 3 fois par jour dans un peu d'eau.
– Gélules de poudre totale micronisée.
Elle peut être utilisée en traitement de fond sur une période prolongée pour les pathologies articulaires chroniques, en association avec d'autres plantes (cassis feuilles, reine des prés, ortie, genévrier, …).
Précautions et contre-indications
- Aucune connue aux doses préconisées.
À retenir et références
À retenir
La vergerette du Canada aux vertus diurétique et anti-inflammatoire, notamment au niveau articulaire, est très intéressante en cas de rhumatismes chroniques et inflammatoires, lorsque l'individu est faible. Ses propriétés hémostatique et astringente sont utiles en cas de maladies intestinales (diarrhée ou maladies chroniques de civilisation).
En savoir plus
In vitro, des études ont montré que cette plante peut détruire des parasites comme la douve du foie en inhibant la motilité des parasites, les paralysants jusqu’à la mort d'une part, et que des extraits seraient actifs sur le bacille de Koch.
Bibliographie et références
- Traité pratique de phytothérapie–Dr. Jean-Michel Morel–Editions Grancher
- Se soigner par les plantes–Dr. Gilles Corjon–Editions Jean-Paul Gisserot
- De la lumière à la guérison, la phytothérapie entre science et traditionndashP. Depoërs, F. Ledoux, P. MeurinndashEditions Amyris
- https://www.altheaprovence.com

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