Armoise
Artemisia vulgaris L.
Physique — Tonique amère, apéritive

Botanique et origine
Noms courants
Armoise, Armoise commune ou vulgaire, Absinthe sauvage, Artémise, Ceinture ou Couronne de Saint Jean, Herbe de feu, Herbe royale, Tabac de Saint Pierre, Herbe aux cent goûts
Nom anglais
Mugwort
Classification botanique
Règne : Plantae
Division : Magnoliophyta
Classe : Magnoliopsida
Ordre : Asterales
Famille : Asteraceae
Genre : Artemisia
Habitat et description
Cette plante herbacée à tige rougeâtre mesure 50 cm à plus d'1 m de haut. Ses feuilles profondément découpées sont vert sombre dessus et argentées et tomenteuses sur la face inférieure. Les capitules de petites fleurs tubuleuses jaunâtres sont groupées en panicules très rameuses.
Cette plante pousse sur des sols secs et arides et est commune dans les lieux incultes.
Origines courantes
France, Europe, Amérique du Nord, Asie
Période de cueillette
Les feuilles et sommités fleuries se récoltent de juin à août de préférence dans les lieux secs et arides, avant d'être séchées.
Histoire et usages traditionnels
Artemisia pourrait venir d'Artémis, déesse grecque des bêtes sauvages, protectrice des femmes et des vierges ou encore liée à Artémise, reine de Carie, toutes deux connaissant les vertus des plantes et notamment sur la sphère gynécologique.
Les Aztèques et indiens d'Amérique l'utilisaient comme la sauge pour des rituels de purification et chasser les mauvais esprits. L'Armoise était autrefois considérée comme une plante magique associée à la magie blanche.
Dioscoride la prescrivait pour provoquer les règles et accélérer l'accouchement. Elle était connue comme étant "la plante des femmes".
En médecine chinoise, elle est utilisée en moxibustion, les moxas étant les bâtonnets d'armoise séchée que l'on fait brûler à proximité des points d'acupuncture.
Extrait et composition
Partie utilisée
Feuilles, sommités fleuries, racine
Constituants biochimiques
- Flavonoïdes
- Polyines
- Triterpènes et stérols
- Lactones sesquiterpéniques : vulgarine
- Dérivés coumariniques
- Huile essentielle
Propriétés organoleptiques
Odeur : aromatique puissante, lorsque l'on froisses les feuilles
Saveur : les jeunes feuilles rappellent l'artichaut, sucrées, puis amères, les racines sont douces
Propriétés et usages
Propriétés en aromathérapie scientifique
- Tonique amère, apéritive
- Digestive
- Antispasmodique
- Emménagogue, augmente les contractions utérines, facilite le retour des règles après l'accouchement
- Cholérétique
- Hépatoprotectrice
- Fébrifuge
- Antibactérienne, antifongique
- Vermifuge
Indications traditionnelles
- Troubles du cycle menstruel, aménorrhée (lorsque le cycle est fonctionnel, ne convient pas dans les cas d'aménorrhée prolongée sans activité hormonale, psychogène), dysménorrhée
- Hystérie
- Troubles digestifs : lenteur digestive, ballonnements, flatulences, éructations)
- Troubles hépatiques
- Perte d'appétit
- Vomissements spasmodiques
- Convulsions des enfants, épilepsie
- Vertiges
- Verminoses
Exemples d’utilisation
Voie interne :
– En infusion : 20 à 30 g pour 1 L d'eau froide, infuser 10 min, boire 2 à 3 tasses par jour avant ou entre les repas.
– En teinture-mère ou autre extrait hydro-alcoolique : 30 gouttes dans un peu d'eau, 2 à 3 fois par jour.
– En poudre ou extrait de plante sèche (herbe) : 2 à 4 g par jour (extrait) et jusqu'à 8 g (poudre totale).
– En suc : en cas d'aménorrhée.
Voie externe :
– En cataplasme de feuilles et sommités fleuries : sur le bas-ventre, après l'accouchement pour favoriser l'expulsion des caillots de sang et l'arrière-faix.
Précautions et contre-indications
- Déconseillée chez les femmes enceintes et les enfants.
À retenir et références
À retenir
L'Armoise commune est connue de longue date pour ses vertus emménagogues, dans les troubles du cycle menstruel, pour faciliter le retour des règles après l'accouchement. Elle fait partie des plantes "de la femme". Tonique amère, elle a en outre des vertus apéritives et facilitant la digestion. Elle est également employée pour traiter les vers.
En savoir plus
Il convient de ne pas la confondre avec d'autres espèces comme Artemisia annua utilisée contre le paludisme, Artemisia maritima, et surtout Artemisia verlotorium qui est riche en thuyone neurotoxique.
Bibliographie et références
- L’herboristerie – Manuel pratique de la santé par les plantes–Patrice de Bonneval–Editions désiris
- Traité pratique de phytothérapie–Dr. Jean-Michel Morel–Editions Grancher
- Se soigner par les plantes–Dr Gilles Corjon–Editions Jean-Paul Gisserot
- https://www.altheaprovence.com/cazin/armoise-artemisia-vulgaris/

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