Prêle,
Queue
de
renard,
Queue
de
cheval, Petite prêle,
Prêle
des
moissons,
Celle
qui
récure
– Règne: plantae
–
Ordre : equisetales
–
Famille : equisetaceae
–
Genre : equisetum
La Prêle fait partie des cryptogames, dont les organes reproducteurs ne sont pas des fleurs, mais des petits sacs nommés sporanges, qui contiennent les spores. Parmi elles, on trouve les Prêles, les Fougères et les Mousses. Les Prêles sont des plantes si différentes des autres Cryptogames, que les botanistes ont créé pour elles seules un ordre spécifique : les Equisétales, représenté par une seule famille, celle des Equisétacées, et un seul genre : Equisetum.
Voici donc une plante « relique », datant du carbonifère (entre -400 et -360 millions d’années), dont les ancêtres atteignaient la taille de nos sapins. Elles font partie des premiers végétaux chlorophylliens qui ont colonisé la terre ferme.
Les Prêles sont des plantes colonisatrices des sols dégradés, des friches et des marais. Elles sont communes des sols frais, prairies, champs et abords, fossés, bords des chemins, voies ferrées.
La présence de la Prêle des champs indique qu’il y a une nappe d’eau à plus ou moins grande profondeur. Elle pousse toujours sur des sols très bien pourvus en eau, mais l’eau peut se trouver à des profondeurs importantes, étant donné la capacité d’allongement considérable des racines de cette espèce.
La Prêle des champs est une plante vivace à rhizomes traçants. Par ce rhizome, elle émet deux types de tiges, les tiges fertiles, sans chlorophylle, couleur noisette, plus ou moins sombres, ne dépassant pas 20 centimètres de haut, entourées de graines. Ces tiges portent à leur sommet un épi sporifère fait d’une quantité de petits sacs, nommés sporanges et qui sont assimilés aux organes reproducteurs. Les sporanges contiennent les spores, une fine poussière qui se répand à maturité. A ce stade les spores ne sont pas encore sexuées et c’est au sol qu’elles évolueront en cellules reproductrices, en organe femelle ou mâle, qui une fois fécondé fournira la jeune plantule.
Une des particularités des Prêles est qu’elles ont dissocié leur appareil reproducteur de leur appareil végétatif. Il faut savoir que les scientifiques ignorent toujours quel phénomène est responsable de l’évolution de la spore vers l’un ou l’autre sexe.
La tige stérile est ramifiée, de couleur verte, d’aspect grêle, creuse. Elle est divisée en segments emboîtés les uns dans les autres, séparés par des nuds, d’où partent des rameaux simples à 4 angles aigus, qui s’insèrent sur la tige en verticilles.
La coupe transversale d’une de ses tiges montre une lacune centrale petite et celle de ses rameaux fait apparaître une étoile à 4 branches. La grande Prêle a une lacune centrale très large, et ses rameaux dessinent un octogone. Cette petite lacune centrale est un moyen de déterminer la Prêle des champs. Effectivement, lorsque l’on fait une coupe, au niveau des nuds, on voit de la moelle, alors que pour les autres Prêles on observe un trou. Autre indication de détermination : elle n’a jamais plus de 12 verticilles.
On cueille les tiges stériles au début de l’été.
